Comment j’ai découvert que j’utilisais mal l’intelligence artificielle

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas suivi de formation en ligne. Je conseille celle-ci « Change Management for generative AI » sur Coursera, totalement influencée par ⚡ Frédéric Bardeau 🚀 qui l’a suivie avant moi et après avoir abordé le sujet avec Caroline Gans Combe et l’équipe de OMNES Education.

Bon ok, c’est un peu pompeux ce certificat pour une formation d’une petite journée.
Néanmoins, j’en retiens trois choses :


« 2024 is going to be the year that every company becomes a tech company that, AI is universally applicable to all of us. » (oui je laisse cette phrase en anglais)


L’IA doit perçue et utilisée comme un soutien à notre réflexion. Si je l’utilise juste pour aller plus vite, je passe à côté de son vrai potentiel (ce qui est exactement ce que je fais aujourd’hui -oups-).


Elle doit m’aider à aller plus loin, à être plus créative.

Et enfin, une formalisation du cadre méthodologique de l’accompagnement à la transformation (FASTER) :

  • FOUNDATION : une vision et une exemplarité de l’équipe dirigeante dans l’usage de l’IA
  • ALIGNEMENT : créer une équipe transverse, diverse, qui teste sur un périmètre donné; lui donner responsabilité et autorité, et maintenir un lien avec l’équipe de direction
  • SAFEGUARDS : identifier et donner des limites, notamment des limites éthiques concernant l’utilisation de l’IA, mesurer le risque
  • TRAINING : Former à l’utilisation pour réduire la peur
  • EVOLUTION : cultiver l’esprit d’innovation en montrant concrètement les effets de l’utilisation dans l’organisation, encourager la curiosité
  • REPLICATION : étendre le test, déployer la transformation, la rendre plus communicable, plus concrète, donner des indicateurs.

Je dois avouer que ce sujet de l’IA, que j’utilise désormais tous les jours, me fascine et j’ai très envie de continuer à l’explorer dans mon métier, pour nos clients.
Si vous avez des projets sur le sujet, faites-nous en part !

Astride Framery

Travail et démocratie, l’exemple de Duralex

« Et toi t’as quel âge ? »
« J’ai 25 ans! »
Soulagement, les verres Duralex® SCOP SA vont pouvoir continuer à donner l’âge des buveurs et buveuses. 🥃🥛, selon l’article du Monde du 26 juillet 2024

On ne peut accueillir qu’avec grande émotion l’annonce de la reprise de Duralex et son passage en SCOP, puis reconnaître l’engagement des salariés pour leur usine, leur production, le maintien de leurs emplois et de leurs savoir-faire alors même que les conditions de travail de l’industrie française sont difficiles, voire se dégradent, en raison de l’intensification du travail, la concurrence internationale et du vieillissement des travailleurs.

Information explicitée par l’enquête « Conditions de travail » de la Dares – ministère du Travail de 2019, les tendances sont confirmées par les travaux lancés par le Laboratoire interdisciplinaire d’évaluation des politiques publiques (LIEPP) de Sciences Po et rapportées dans l’ouvrage « Que sait-t-on du travail ? » en 2023.

« 37 % : c’est, en 2019, la part des salariés français qui jugent ne pas être capables de faire le même travail jusqu’à la retraite. Les métiers le plus souvent qualifiés d’« insoutenables » sont aussi les moins qualifiés, et les plus exposés aux risques physiques et psychosociaux, sources d’accidents du travail et de maladies professionnelles. »

La SCOP c’est un moyen de donner un pouvoir d’agir aux salariés dans leur organisation quotidienne, si elle est accompagnée d’une gouvernance qui réussit à suspendre régulièrement la prise de décision pour favoriser l’apprentissage et la réflexion.

Pour la plupart des travailleurs, un temps plein c’est environ 220 jours par an pendant au moins 40 ans d’une vie, alors améliorer le travail c’est améliorer la vie.

Le développement d’une gouvernance participative est un moyen concret d’améliorer les conditions de travail et de contribuer au maintien des savoir-faire techniques et industriels français, particulièrement au moment où il est question de reconversion écologique et où les espaces de conversation sur l’avenir des métiers sont indispensables.

Merci à la Chaire de Socio-économies des Communs du Clersé (Nicolas Postel et Aude Nanquette) d’avoir organisé la journée « Travail et Démocratie » qui vient aujourd’hui résonner fortement avec les missions de Foster The People pour le dialogue social en France.

Astride Framery

Qui sommes-nous?

Notre aventure a démarré alors que nous travaillions toutes les trois en utilisant l’intelligence collective comme levier de transformation.

En miroir de ce que vivaient nos clients au sein de leurs organisations, nous étions attentives à notre rapport au travail, et nous constations que les outils d’intelligence collective ne pouvaient, à eux seuls, répondre aux difficultés psychologiques, relationnelles et organisationnelles que le monde du travail soulevait pour les organisations.

Nous avons cherché sans relâche ce qui nous permettrait d’accompagner les entreprises , sans fausse promesse, dogmatisme ou prétention, et sans concessions non plus sur l’éthique de nos interventions.

Notre connivence, notre exigence, notre enthousiasme, notre complémentarité et notre amitié sont nés là.

Puis nous avons été confrontées nous-mêmes à ces difficultés et nous avons vécu la dissonance entre le réel du terrain et ce qui est affiché, ce qui a fortement re-questionné, individuellement et collectivement, notre rapport au travail, au monde, et à nous-mêmes;

Nous avons travaillé sur ce qui nous avait menées à l’épuisement, à l’anxiété et à l’isolement. Nous avons décortiqué les erreurs organisationnelles, les choix fatidiques, les foyers de contre-performance au sein des équipes, ou encore les mécanismes interpersonnels à l’œuvre dans ces dynamiques.

Et nous nous sommes engagées dans une approche systémique rigoureuse pour l’accompagnement de nos clients.

Au fond, nous partageons la conviction que le monde du travail doit être un lieu d’expérience humaine essentielle, d’accomplissement personnel, collectif et sociétal.

Et ensemble, nous nous sommes promis de ne jamais répéter les erreurs que nous avions faites ou subies. Nous en ferons d’autres, mais nous aurons acquis cette méthode d’esprit critique qui sera notre antidote.

Alors, nous avons alors créé Foster the People pour nous engager durablement et concrètement  vers un monde du travail souhaitable.

Ce que nous faisons

  • Nous accompagnons les dirigeants à anticiper et construire le futur de leur organisation; À Offrir un avenir à leur organisation qui vaille le coup de changer.
  • Nous accompagnons les dirigeants à traverser les peurs et les combats qui accompagnent immanquablement les changements.
  • Nous accompagnons les dirigeants et les équipes à prendre les meilleures décisions pour elles, selon leurs objectifs
  • Nous accompagnons les changements dans les organisations et les entreprises

Pourquoi nous le faisons

  • Le seul bien-être au travail dont nous parlons c’est celui qui consiste- comme pour un navigateur qui fait la traversée de l’Atlantique- à avoir confiance dans son embarcation et dans son équipage pour affronter les tempêtes qui se succèdent, plutôt que d’aller chercher une mer d’huile.
  • Nous ne parlons pas à tout bout de champs de “système” en parlant des entreprises/ organisations, si cela a pour effet de les désincarner, et ce faisant, annuler toute responsabilité individuelle et collective.
  • Nous soutenons les personnes pour qu’elles soient libres de leurs décisions, critiques envers les évidences, capables de se mettre en conversation, et responsables d’un travail bien fait.
  • De par notre expérience à toutes les trois, nous portons une attention particulière à la violence des comportements en entreprise, même -et surtout-, quand elle est invisibilisée, banalisée voire normalisée. A l’origine de tout dysfonctionnement et contre-performance, il y a une violence (soumission à la réthorique convenue, ou au pratiques collectives, compétitions, humiliations, isolement, bouc-émissérisation, incrimiations, injonctions paradoxales, cercles vicieux relationnels).